mar 18 2010
[Avis] Clash, de Le Thanh Son
Titre : The clash / Bay Rong
Année : 2009
Durée : 1h40
Origine : Vietnam
Genre : Action / Arts martiaux
Réalisateur : Le Thanh Son
Acteurs : Johnny Nguyen, Veronica Ngo, Hoang Phuc
Synopsis : Une mercenaire aussi mignone que dangereuse engage une équipe de criminels pour voler un ordinateur portable La mission ne va bien évidemment pas se passer comme prévue …
Avis de Slimdods : Bleu des plats Vietnamiens, je ne pouvais espérer mieux que de commencer l’aventure par un film de castagne mettant en scène une belle et dangereuse plante en quête de liberté. Ne tournons pas autour de pot : oui, elle a le regard qui tue, le coup de pied facile et le kiai envoûtant. Mais elle a les poings liés à cause d’un homme, un chef mafieux qui n’a pas que la parole pour impressionner son adversaire. Cet homme tient en effet sa fille en otage et elle lui faut obéir à ses ordres, donc tabasser des malfrats, pour espérer revoir sa fille et être libre. Elle recrutera quelques hommes pour l’aider dans ses dernières missions, Johnny Nguyen en tête (le bad guy de TYG, The Rebel), une copie conforme d’Eric Tsang (en moins drôle) sous oublier un ersatz de Donnie Yen (en moins huilé mais qui se la raconte autant) ! Une mission qui consiste à récupérer un ordinateur portable va vite tourner au vinaigre, entrainant ainsi notre héroïne et ses sbires dans un merdier sans nom.
Clash est un film qui porte bien son nom pour une fois. Commençant vaguement comme un bon vieux My Lucky Stars des familles, de part cette équipe faisant connaissance non sans humour dans un endroit miteux, le film vire très vite dans la castagne nerveuse et bien filmée. Longues, de part leurs durées et la longueur des plans offerts, ces séquences d’actions ne sont pas sans rappeler les meilleurs films Thaïlandais du genre et autre Donnie’s party. Pas de fantaisie ici, le réalisme prime et même si quelques coups de pieds aériens sont de la partie, les combats s’évertuent à impressionner par leurs rapidités d’exécutions au sol. La mise en scène évite tout mauvais goût qui plus est grâce à cette caméra à l’épaule utilisée avec une réelle maîtrise, n’oubliant jamais de rendre l’action tout à fait lisible ! N’oublions pas les prestations de nos comédiens impressionnantes de facilité et de professionnalisme, dont le duo d’amoureux de The Rebel en tête (Johnny Nguyen et Veronica Ngo) car les coups de poings et autres joyeusetés font bien mal à l’écran ! D’ailleurs, les fans de free fight auront le plaisir de voir quelques prises de leurs sports favoris très bien exécutées par quelques franchouillards !
Mais Clash surprend aussi dans le registre du drame (avec un titre pareil, c’était pas possible de deviner). Le film se veut aussi le portrait émouvant d’une femme seule et esclave d’un maître ignoble de cruauté ( plus cruel, pas possible). Autant la dramaturgie des personnages est loin d’être ridicule (je trouve même que les comédiens assurent même si le ridicule pose ses pieds quelques fois), autant la musique sur fond d’opéra lasse et finie par rendre le tout plutôt indigeste, la mise en scène se voulant en plus assez classieuse lors de ces passages calmes. D’ailleurs, le film use de certains références très voyantes, tel Top Gun (la séquence bisous bisous !), Apocalypse Now dans un plan où l’apparition de Marlon Brando n’aurait surpris personne où encore Kill Bill ! M’enfin, on se prend suffisamment d’affection pour la belle Veronica Ngo, ses jolies formes et son destin pour rester accroché au film et à la tension se faisant de plus en plus grandissante ! Quelques touches humoristiques sont dispatchées par ci par là, rajoutant un peu de légèreté très bien venue. Loin de toute vulgarité inutile, elles ont le mérite de faire mouche quasiment à chaque fois. Personne ne peut oublier cette mort rapide due à une déconcentration mettant en cause des hormones mâles un peu trop appuyées. Puis bon, ce concours de poseurs et de regards badass ne peut laisser indifférent au début du film ! Kitamura peut aller se rhabiller sur ce coup là !
Clash est donc une bonne surprise en fin de compte, un divertissement de haute volée, imparfait et perfectible certes, mais à la motivation sans cesse renouveler par ses séquences d’actions bien captivantes ! D’ailleurs, l’ami Johnny Nguyen nous offre une prestation absolument grandiose, ces coups de pieds n’ayant rien à envier au tennor du genre, sauf que ce dernier à une vraie classe, et non la frime dans le sang (je vise personne). D’ailleurs, la miss ne l’a pas choisi dans son cœur pour rien …
C’est beau l’amour.
Note : 6.5/10




mars 18th, 2010 at 21:38
Clairement l’un des films que j’attends le plus même s’il a l’air moins définitif que Power Kids. Jonnhy Nguyen est l’essence même de la bogossitude … un acteur racé et félin au charisme incommensurable (matez-moi Saigon Eclipse pour vous en convaincre) !
mars 19th, 2010 at 5:33
Impatient également !
mars 19th, 2010 at 12:30
Un film plutôt chouette en effet.
Enfin, je suis pas convaincu par la partie dramatique, qui donne dans le cliché avec flash-back sépia et opéra (à ce sujet tu as oublié une référence/pompage vraiment flagrante, de Léon : “Il aime pas être dérangé quand il écoute sa musique” ^^).
Par contre niveau tatane et mécaniques qui roulent ça rempli vraiment le contrat. Les types (et la nana) ont de la gueule, ils tapent bien et c’est bien filmé, en tout cas de manière lisible.
mars 19th, 2010 at 15:02
Et les lutteurs français, les mecs! Avec des dégaines d’acteurs de films de cul bourrins!
mars 19th, 2010 at 20:03
des hommes troncs aux solides coups de reins?